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La vie culturelle

   

La Passerelle, la galerie de l'INSPE


La Passerelle, la galerie de l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation.

L’INSPE de l’Académie de Rouen s’est toujours attaché à faire de la culture un des maillons de la formation des étudiants. C’est dans cette perspective que sa galerie La Passerelle, installée dans l’établissement, propose chaque année un cycle d’expositions à destination des étudiants de l’école, et de l’Université de Rouen Normandie, des publics scolaires des premier et second degrés ainsi qu’à destination d’un très large public.

Sculpteurs, peintres, photographes, plasticiens, viennent régulièrement présenter leurs oeuvres et pour certains, rencontrer des groupes scolaires et leurs enseignants afin de sensibiliser les élèves au processus de création. Par ailleurs, depuis plusieurs années, cette initiative permet aux futurs enseignants de favoriser la nécessaire posture qui doit être la leur en termes de curiosité intellectuelle, d’ouverture culturelle et de sensibilité artistique. La Passerelle contribue à ce que doit être, à notre sens, une structure de formation, engagée dans des partenariats constructifs et multiples, et inscrite dans le paysage culturel universitaire et régional.

Elle a l’immense plaisir de recevoir, dès la rentrée, Yolande Guérout pour une expérience esthétique mais aussi sensorielle où se jouent les mouvements ténus et fragiles des oeuvres des regards mêmes des spectateurs. En novembre, en collaboration avec le musée d’histoire d’Onsabrück, en Allemagne, nous plongerons notre regard dans celui de l’autre, Mit den Augen des Anderen, cet autre inévitable, quand on est soit allemand soit français au coeur du conflit en 14-18. Début 2019, nous accueillerons Marc Carpentier, le professeur qui a formé plusieurs talents accueillis depuis de longues années à la Passerelle ou ailleurs. Là aussi, Marc Carpentier proposera son regard circonstancié, en écho à la rumeur du monde, sa peinture se posant comme un témoignage brûlant et à fleur de toile sur les tourments, les catastrophes, les renoncements de notre monde contemporain. En mars et avril, nous mettrons à l’épreuve l’expérience singulière d’un trio d’artistes : Marie Le Bruchec, Armelle Normand et Claire Riquier. Leur démarche ? Une collaboration, un pari, un croisement là aussi de regards obliques, d’histoires personnelles, de modes d’expression pour un projet commun, baptisé Perméables. Enfin, dès avril, la Passerelle va donner une carte qui ne peut être que blanche à Kacha Legrand, pour Slow : une exposition installation dans laquelle les éléments qu’elle convoque semblent étirer et le temps et l’espace.

Un sentiment de vive reconnaissance va naturellement aux artistes qui ont accepté notre invitation ainsi qu’à tous les acteurs, qui ont contribué à réaliser ce programme : Isabelle Lebon, à l’instigation du trio Perméables, Thörsten Heese, conservateur au Museumsquartier Osnabrück, Corinne Bouillot, enseignante-chercheure en études germaniques et Pierre-Albert Castanet directeur du Département des Métiers de la Culture à l’Université de Rouen Normandie, Elisabeth Lizon à Lugrin, IA IPR d’allemand de l’académie de Rouen, Pascale Clermont à la Maison de l’Université, Bernard Jeanne, Président de Territoire pour l’UNESCO, Métropole Rouen Normandie, l’équipe du Frac Normandie Rouen dans le cadre de l’opération Un espace pour une.oeuvre.

Ces remerciements s’adressent également au public de La Passerelle, aux médias régionaux et au service audiovisuel de l’Université qui relaient son actualité, à Christian Leygonie pour son aide précieuse, ainsi qu’à tous les personnels de l’établissement qui permettent de mener à bien, pour la 16ème année consécutive, ces rendez-vous artistiques ouverts à tous, ici sur cette passerelle dont l’ambition demeure de relier les deux rives de la rivière Massaï…

Jean-François Brochec



Actualités de la Passerelle


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Découvrez l'exposition "Accumulation d'accumulations" - Dominique TALBOT, à la Passerelle de l'INSPE de l'Académie de Rouen
https://webtv.univ-rouen.fr/videos/3-accumulation-daccumulations/


Dominique Talbot (1959 - 2014) est né et a vécu au Havre. Il a enseigné au lycée professionnel Jules Lecesne. Des collages de Dominique Talbot, un de ses amis disait qu'ils étaient "minutieux et inspirés".
Minutieux car ses traveaux étaient parfaitement soignés et parce qu'il poussait parfois la technique dans des excercices e hautes dextérité, découpant des détails d'une grande finesse, ou rassemblant des pièces de taille micriscopique avec une précision d'ajusteur. La matière première de ses oeuvre était prélevée dans des journaux, magazines, bandes dessinées, catalogues... et, le jour J, les pièces s'emboitaient comme par enchantement. Il usait, dans certains cas, de procédés d'accumulation ou, au contraire, jouait sur le dépouillement comme dans la série "Gestes" réalisée pendant l'été 2010.

Un travail soigné, élégant, mais aussi et surtout un travail inspiré, soutenu par une imagination fertile qui a permis à Dominique Talbot de produire ses oeuvres pendant plus de trente ans en renouvelant sans cesse ses thèmes, en puisant à des sources pour le moins éclectiques.

Certains collages sont très inspirés de l'univers de la bande-dessinée (et, singulièrement, du style "Fluide Glacial"), d'autres relèvent du dadaïsme et du surréalisme ("Pomme Magritte Smith" de 2010), d'autres encore s'inscrivent dans le sillage de Raymond Hains et Jacques Villegle qui travaillaient à partir d'affiches lacérées...

Diminique Talbot s'est toujours renouvelé mais des constances demeurent et des thèmes réapparaissent au cours des années : les emprunts au corps humain, avec des découpages bizarres, des nus et des fortes poitrines, des entrelacements de bras, des sujets "éclatés" comme s'ils apparaissaient à travers une vitre brisée.
Le monde du rock, une autre de ses grandes passions, n'est jamais bien loin, de façon explicite ou pas, sur les tableaux mais aussi ur des pochettes de C.D. originales correspondant à des centaines de compilations... qui venaient s'ajouter aux milliers de vinyles rassemblés par ce collectionneur fou !

Ajoutons enfin qu'il n'est pas certain que Dominique Talbot ait apprécié que l'on dissèque le résultat de ses recherches, à cause de sa modestie, parce qu'il refusait de se prendre au sérieux et que la fantaisie, l'humour et la dérision étaient les seules armes qu'il n'ait jamais utilisées face à la laideur du monde...

 

Concerts

🎥  Concert du MEEF Musique de Septembre 2019

https://webtv.univ-rouen.fr/videos/concert-de-septembre/





Accès SPORTS & CULTURES

Renseignements :

Jean-François BROCHEC
02 35 14 81 03